*galop du matin sans air…

mince!!
encore traversée le décor,
encore perdrix, perdru, percolateur crache.
le contrôle s’affole, drôle(?)
les aiguilles du compteur dans le rouge…!
pleins fards, la poudre aux yeux!
les cheveux emméles sur le visage masque la vue, le paysage.
 
les chevaux de mes cheveux se sont enfuient.
à travers la steppe ils galopent comme des dératés
happés par une urgence du ventre..
panique?
Foin de silences, agitation dans pulpe de la peau…
perles d’eau moite sur les mains.
secouée par des hoquets de peurs insensées, improbables (?) 
le plexus un peu trop haut dans la carcasse.
les épaules un peu trop près des lobes d’oreilles.
la base du coup figé dans le sel, as-tu regardé la Gorgone? 
 
Alors, lâcher les rênes, emméler les mains dans la crinière comme dans l’eau,
bien écarquiller les yeux pour ne rien manquer de ces contrées incroyables!
Se fondre dans le mouvement du galop, à l’intérieur même.
poser le ventre,…
et jusqu’à épuisement laisser les chevaux danser leurs envies de liberté!
transpercants l’air, les muscles chauffés par le feu des yeux..
 
plus tard.
on verra peut être l’autre côté du décor.
 
Le silence dort, moi pas forcémental’eau avec une tranche de citron.
 
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À propos de thiladi


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