*ligne ipnotique (deuxième)

C’était un "mauvais" morceau de musique qui restait dans ma tête toute la journée,
toute la semaine, puis une année et qui un matin ne m’a plus quitté.
Cela avait commencé par une forte envie de disparaître, non pas envie de mourir,
juste être dans un autre endroit. A l’époque ma vie tournait à l’envers,
pour la première fois je traversais les aléas inhérents aux passions impossibles.
En passant je découvrais la violence. Celle de l’autre acculé par le manque de mots.
Et ma violence faîte de mots corrosifs, de gestes contenus, de silences culpabilisants.
La violence de mon impuissance à ne pas générer de violence,…
L’expérience s’avéra bouffante. Triste comme un hiver sans chocolat!
De belle fille gironde et sportive, je devenais maigrelette à la joue creuse et au regard sombre.
Après moult tergiversations je me décidais à quitter ma passion foudroyante*
et la dramaturgie que nos névroses jouaient depuis trop longtemps !
* dans ces unions purement chimiques souvent l’amour est à l’étroit,
elles demeurent explosives quelles que soient les doses
!!
Au passage j’égarais ma légèreté et une bonne demi-douzaine de kilos.

Durant l’été suivant je papillonnais avec frénésie entre les sorties et autres galanteries.
Besoin de prendre l’air pour me regonfler sans doute!
J’avais fondu en rencontrant mes ombres, aspirée vers l’intérieur.
Au coeur ce corps "étranger" c’était moi, la colère me contenait à présent.
Elle s’était immiscé au coeur de mon corps en creux.
Guerrier refusant le répit mon corps pré adolescent barrait la route à ma féminité.
Bientôt s’écoulait de ma bouche un discours sur l’incapacité à prendre du poids,
aussi obstinément que mes contemporaines enchaînaient les régimes diète-éthique (?).
Dès lors, la bascule se refusât catégoriquement à afficher une valeur supérieure à 50!
J’avais trouvé la ligne de fuite…

Non je vous arrête, je ne suis pas de ces femmes qui se contente d’une pomme!
Ah ça non!
J‘ai toujours eu un appétit d’ogresse sans jamais altérer ma ligne de fond!
(de coureur de fond!)

Depuis quelques temps
cette logorrhée je ne parviens plus à l’ignorer.
Mon cerveau ne peut plus nier l’entendre, encore moins la produire!
J’entends ce que mes mots disent et ne disent pas,
La "maigreur" comme poids affiché de la souffrance..
Une ritournelle bien ficelée au corps de l’être.
Alors j’ai décidé de chasser cette obsession de ma bouche et de ma vie.

Et les effets ne se sont pas fait attendre….

* le détachement donne du poids à la légèreté !

ps/ il m’a fallu plusieurs jours pour retrouver l’essentiel du texte original (volatilisé en un clic…)
Toutefois je déplore la qualité sémantique de la deuxième partie qui est beaucoup moins bien écrite que dans la première mouture…

pps/ bises au Gnome super scribe!

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5 responses to “*ligne ipnotique (deuxième)

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