ding, dingue, dong!

 

 

comme enfermée sous une cloche de verre,
elle devient imperceptiblement imperméable à toute vie sociale
en dehors de quelques courses élémentaires elle ne prend pas l’air

comme anesthésiée par un gaz toxique,
ces journées sans partage n’ont aucune saveur, leur parfum est terne,
jour après jour aucune couleur n’habille presque plus ses joues pâles.

comme enveloppée dans le costume d’une histoire double
dont une moitié peu à peu disparaît, bientôt effacée de n’être pas vécue,
amputation progressive de son humanité, de son goût des autres.


comme étrangère à cet autre elle-même, dos à dos elle s’ignore.

 

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À propos de thiladi


4 responses to “ding, dingue, dong!

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