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de présent à composé

*

Un frisson froid glisse sur ma colonne et me glace,

un cauchemar est encore arrimé à mes idées matinales.

Des larmes de désarroi s’agrègent aux coins de mes cils,

troublent mon regard comme mon point de vue.

J’éprouve une sorte de colère sourde, lancinante qui

s’agrippe à mon cœur attristé par ces images prégnantes.

L’amer envahi ma bouche muette, l’acidité habille mes pensées.

La digestion s’avère difficile, certains doutes ne passent pas.

Le doux ressemble à un écran de fumée, dissimule l’indicible.

Se taire, pour enterrer les tracas, se terrer pour taire les griefs.

Le sucré crisse à mes oreilles comme un larsen.

Des mots comme massifs décoratifs, motifs décomposés.

*


un an sans toi

Mon Père, ton absence abyssale.

Je te porte tendrement dans mon cœur de petite fille…..

Je t’aime


fonte des glaces*

.

je lance des petits cailloux en l’air

si je prends pas garde au vent, il les renvoie en mains

le temps bien que radoucit se montre souci

j’erre entre ravins et prairies, m’égare au détour des chemins

.

je cherche des fleurs par terre

si je ne prends pas garde aux trous, je vais me tordre le genou

des embruns glissent au ras du sol brun

je passe sur les ombres que le ciel projette partout

.

je trouve le nord sur la mousse des arbres

si je ne prends pas garde aux branches, j’y cogne mes hanches

l’humidité danse autour de mon nez troublé

je laisse perler mon eau, le moment de choisir la tranche

.

j’éprouve le poids du choix que l’on fait ou pas

si je ne prends pas garde à l’escalade, me voilà malade

un tremblement sournois parcoure le sous-bois

j’efface mes traces, avant que nuit ne passe en promenade

.

* la fonte ou l’acier, la question est à peser!


ili* se porte …

…comme un charme…!

il s’est même remis à lire….

les contes cruels d’Octave Mirbeau vous connaissez??

* Ili c’est son nom, il est né en 2006…et il est à fleur de peau…!


Samson

*

Des larmes plein les yeux, des sanglots me secouent.

Seule dans une pièce sombre, je pleure sans m’arrêter.

L’atmosphère est grise, le coiffeur professionnel.

Pas eu le temps de m’expliquer. Trop tard.

J’ai bien essayé de dire quelque chose,

mais les mots se sont perdus dans l’air.

C’est étrange et brutal, totalement déconcertant.

« il » m’a coupé les cheveux!

*

Vous êtes vous déjà réveillez en pleurant?

(c’est une expérience très marquante)

* la force est encore avec moi!!

J’avais imaginé que l’arrêt du tabac susciterait en moi

quelques bouleversements, en voici les premiers signes…

Ce qui éveillée me parait positif, revêt dans le sommeil une autre couleur..