Archives de Catégorie: états d’âme

le pivot *

P1170873

Un glissement. Au début évasif.

Une joue se tend, une bouche s’éloigne.

Un dos surgit au vent mauvais.

S’en est allé se danser sur d’autres pieds.

Les mots retournés sur ma peau,

toujours à propos, d’égards bien gardés.

Il n’y a plus de plage à ce pallier.

Une gène. Ensuite récurrente.

Un silence froid pour pas lier, pas dire.

Partir. Sans rire, parfaire la suite.

Ment, tire pas seulement sur la corde.

Tire sur le fil, d’une main défait l’ouvrage.

En l’absence de regard, la fuite seule.

En présence de masques. Sans rage.

Paroles inutiles or pas nues de sens.

Le creux sonne au fond d’une oreille tendue.

Un leurre. A la fin résonne dans le vide.

Malmenés par négligences récidives.

Certains ponts craignent les secousses.

P1170907bis

* … impie vaut un pis veau …

Publicités

hier encore, tu…

*

Trois années, envolées, dispersées.

Déjà passées, dépassées par l’ampleur de la tâche.

La tâche s’incruste, indélébile.

Depuis mon cœur saigne par petits bouillons

intempestifs et imprévisibles.

Le temps éloigne la douleur lancinante,

elle résiste sourde et enfouie.

Parfois, ça me donne le bourdon.

P1180141

* c’était une chanson de qui déjà… Aznavour ?


compte à pas rebourg…

*

Quand le corps fond, c’est qu’au puits il n’est pas bien nourri.

Quand le cœur sèche, c’est qu’il ne peut plus de se mouiller.

Quand la pensée fige, c’est que le sens n’est plus que suie.

Quand la peau frit, c’est que l’eau claire ne coule plus ici.

*

Quand toutes ces pensées sont réunies, …

P1170640

… est-il temps de remonter sur le tapis …?

*


Secousses

Secousses dans tous les sens, ça pousse et ça balance.

Frontale réalité, soudain surgit plus près.
Outch!
Retour des pieds sur terre presque inévitable.
Mieux vaut fléchir que raidir.
Ne pas négliger de respirer l’instant.

Souffler n’est pas jouer!

Coups de vent, en rafales intempestives.
Alors qu’un côté se stabilise, soudain l’autre s’effondre.
Sans les grondements de l’orage, ou plutôt si, faisant tout vibrer, trembler, frémir, ils grondent à l’intérieur.
Lorsque qu’enfin le souffle de vie, trouve du son, de la résonance, de la réalité.
La pluie s’abat dessus autant que dedans.
Lorsque des pans entiers du réel se colorent de sensations et de sentiments essentiels.
La nuit recouvre chaque recoin, sans élan.
Alors que l’instinct mu par une soif neuve, se débarrasse des ombres encombrantes, le vent emporte tout.
*
DSC07100
 * Les génies sont-ils solubles dans les flammes?