Archives de Catégorie: prose

tic tac, tictac

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Passe temps, passe le temps, le temps passe…

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Telle une vache vais-je regarder passer les trains en ruminant?

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La nostalgie est-elle soluble dans la mélancolie?

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rituel de passage

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je brosse mes cheveux pour faire glisser les idées fatigantes, je fais descendre les nœuds, les poussières.

j’oins mon corps pour attendrir mon cuir desséché, je fais entrer la fluidité de l’huile dans mes rouages.

je bois des quantités d’eau pour désaltérer mon gosier sec, je fais passer ce qui restait en travers de ma gorge.

je respire par le nez pour soulever mon dos abattu, je fais s’aligner ma colonne pour accueillir l’air frais.

je suis sonnée, tendue, j’étouffe; mon esprit est hagard .

 

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une de perdue, dix de perdrix

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Chasser le naturel et il rapplique au galop!

La parade fait partie du jeu, comme le tapis au poker.

Irrépressible nature, pulsions de culture soigneusement nourries.

Comme un collier de perles fièrement enfoui pour soi même.

Quête insatiable de la grisante minauderie roucoulante.

Fugaces flatteries dont l’avant et l’après jamais ne se lient.

Acrobaties. Capter l’intérêt au prix d’une certaine solitude.

Pirouettes mille fois réitérées, sans autre but visible.

Découper l’espace et le temps en petits tiroirs étanches.

Les ouvrir comme on choisit son plat du jour à la carte.

Addiction diluée dans le nombre, éviction du singulier par nécessité.

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* Un vol d’oiseaux est-il soluble dans le ciel?


hier encore, tu…

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Trois années, envolées, dispersées.

Déjà passées, dépassées par l’ampleur de la tâche.

La tâche s’incruste, indélébile.

Depuis mon cœur saigne par petits bouillons

intempestifs et imprévisibles.

Le temps éloigne la douleur lancinante,

elle résiste sourde et enfouie.

Parfois, ça me donne le bourdon.

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* c’était une chanson de qui déjà… Aznavour ?


vraouum

moto vibration,

tremble destin,

moteur noyé dans les questions

cylindre gadin

membres tendus vers le goudron

fend les horizons

éloigne les passions

avale, dévale des serpents de bitume

les mots s’évaporent de l’esprit

comme le vent glisse sur le corps