Archives de Catégorie: Voyages

Au bal…

Le regard, les regards ne s’égarent pas au hasard.

Chacun observe, scrute, admire, contemple, devine.

Un pied, un mouvement, une jambe, un dos, …

Les yeux se croisent, se rencontrent un instant;

Se défient ou s’invitent dans une ronde de pas.

Au centre d’un cercle de chaises habitées par ici,

hantées par une paire d’escarpins là, vides parfois.

On salue, on sourie, on jauge, on évalue l’envie.

On tend l’oreille à la voix ou au rythme de la musique,

chacun frétillant sur sa chaise ou debout à côté.

Des couples se forment, aussitôt s’élancent dans le tourbillon.

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* Même si les femmes montrent leurs chevilles, c’est le bal masqué!

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Ritournelle annuelle

.

Avant hier encore quelques grappes pâquerettes ici ou là,

les fruitiers seuls portaient leurs robes irisées delégèreté,

au sol aucune touche de couleur ou presque, …


Contemplative à la fraîche du matin,

je voyage gratis sur le chant des oiseaux.

Moments rafraichissant autant que le vélo sous la pluie.

!

*  hydratation de l’être… ou comment découdre les maux sans se dissoudre.


*…les pieds sur terre

La phase d’abattement s’éloignait doucement en dépit d’un relatif désarroi.
Une dimension jusqu’ici invisible s’était infiltrée dans la réalité perceptible.
Le panorama était déconcertant, rien ne semblait avoir trouvé à sa place
et contre toute attente tout se maintenait ensemble.

* les jours passent et nous tentons de nous dépasser…!


*pour la haute montagne…

…mieux vaut s’équiper sérieusement !


Le temps en passant n’avait pas simplifié les choses.
L’intransigeance s’était imposée tel un cheveu blanc.
Inanité.

Il demeurait "inaccessible", insensible, impossible à atteindre.
Littéralement étranger.
Chacun de ses pas vers moi s’accompagnait de conditions, méfiances, réserves, …
Ses actes se posaient là et ma réponse se devait d’être immédiate et sans retenue.
Ses mots disaient le contraire de son corps. Impérieuse urgence.
Il m’écoutait en regardant ailleurs, comme absent à son propre coeur.
Sans assurer aucune de mes prises, je devais tout donner sans réserve!
Sous peine de tout perdre l’instant suivant.
Et je perdais chaque fois un peu plus de sérénité, d’homogénéité.
Je me désagrégeais devant autant d’antagonisme.

La précarité de la situation était vertigineuse.
Je découvrais quelque chose d’inédit :
ce chemin là n’était pas une face nord, non, c’était un col hors-catégorie!
le deuil dans sa vérité m’avait appris des états insoupçonnables,
mais là l’impuissance dépassait la réalité.



Son odeur, le grain de sa peau, le grain de sa voix, la chaleur de ses bras
me transportaient dans de hautes sphères mais son coeur demeurait sourd à ma chanson.

La chute libre (ou pas) en fut d’autant plus interminable, j’ai cru voir défiler ma vie.


*même dans le silence,

on entend quelque chose

les jours défient les noeuds
la pluie danse sur le reflet de la lune
les nuits défont les "fils-en-trop"
le ciel dessine les rêv’olutions

le voyage en nuage glisse sur les accents du vent
dedans les étapes défilent, dehors l’air déploie ses tentacules invisibles…