Ô

*

je vous trouve très beau lorsque je vous épie Roméo

mon corps frétille tel un veau qui croit être taureau

je réclame tout haut ma place dans le troupeau

mais la bouche ouverte en O reste muette sans un mot

je bois la tasse au pot et tente la tête hors de l’eau

dans mes songes astraux n’ose croire au cadeau

je cours en ruisseau qui dévale de joie les coteaux

de votre sourire vague qui glisse sur mon dos

portée par mes émaux je navigue aux nasaux

*

alors en toute couardise, je remets mon chapeau

et aussitôt je file sur mon vélÔ !

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mire à bel…

mirage…?

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Vous m’avez tapé dans l’œil!

*

Désarmée par votre sourire chaleureux et réservé.

Votre regard pétillant et sucré a percé mon trouble léger.

Après le jeu de la marchande, les jeux d’enfants se sont mués

je vous l’avoue, pour mon cœur en rendez-vous.

*

Un petit vibrato chante en moi lorsque je vous aperçois.

Du bout des cils je viens me régaler de votre peau perlée

entre vents et jupons frissons, entre souffle et savon carnation.

Vos yeux, mignon, réveillent mes aspirations passionnées .

*

Cueillie par votre charme, sans mots, je deviens parme.

j’implose chavirée par le désir que vos mains m’inspirent.

Votre voix peaufine l’embrasement de mon entendement

dansant sur mon émoi une mélodie de gestes délicats.

*

Sur mes vœux bleus, l’attraction ravie la raison, je rêve debout!

Joues rouges, je minaude enflammée par le songe fou

de recouvrir vos lèvres, votre cou de mille baisers doux.

Absorbée par le secret espoir de bientôt vous revoir.

*

Adieu, marchés de saison et belles provisions

je n’ai plus en tête que le marchand de savons!


Savez vous …

*

-Savez vous à quoi on reconnaît un con ?
-Il ose tout!

*

« faire fondre la glace »

Certes, pas pour passer à l’échauffement brutale des esprits!

Enfin, des esprits c’est vite dit.

Combien notre temps manque d’esprit(s), d’analyse, d’humour!

Un pet de mouche provoque une boule de neige, de suie, de souffre.

Plus de hiérarchie dans la préhension des événements, des idées.

(comprendre : prendre avec…)

Tout semble d’égale importance, les valeurs sont brouillées.

Tout glisse dans nos oreilles saturées et devant nos yeux ahuris.

Le souffle coupé par le manque d’air.

L’individu mange le commun, la bêtise étouffe la culture.

Le flux toxique nous assomme,

nous rend inapte à l’analyse, à la réflexion

et surtout incapable de libre arbitre!

Est-ce prix de l’éveil des masses média ou pas ?

Est-ce pris que de souhaiter un monde plus subtil ?

 

 

l’hystérie collective est-elle soluble dans le libre esprit ?

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Nonmaiô! Il est temps de faire savoir de quel bois on se chauffe!


Monet, mon aimé

***

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lecture impressionnée,

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impression soleil hésitant,

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imprimé soleil filtré.


base’hic

Envahie par une torpeur sèche,

les yeux vissés à l’écran, la main agrippée à la commande

je me remplie d’hystérie télévisuelle.

J’ai froid à l’intérieur.

Il pleut comme dieu qui pisse and love…(!)

Le froid fini de figer ce qui ne l’était pas encore, à l’extérieur.

La parenthèse risque d’être irrespirable,

l’apnée par grands fonds ça ne s’improvise pas.

 

Impermanence et éternel recommencement.