Archives de Tag: family mood

hier encore, tu…

*

Trois années, envolées, dispersées.

Déjà passées, dépassées par l’ampleur de la tâche.

La tâche s’incruste, indélébile.

Depuis mon cœur saigne par petits bouillons

intempestifs et imprévisibles.

Le temps éloigne la douleur lancinante,

elle résiste sourde et enfouie.

Parfois, ça me donne le bourdon.

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* c’était une chanson de qui déjà… Aznavour ?


Et quand vient le soir…

 

Un vent glacial s’était levé depuis la veille un peu avant la tombée de la nuit.

Vent qui disperse, qui éparpille aux quatre points cardinaux.

La cloche de l’église retentit de l’intérieur, un frisson.

Fugace et abyssale, l’expérience pour n’être pas nouvelle,

ne manque jamais de surprendre, de suspendre le vol.

Silence plein.

Profondeur de l’éphémère.

Tressaillement de l’épiderme.

Les têtes tombent. L’automne est gourmand cette année.

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Secousses

Secousses dans tous les sens, ça pousse et ça balance.

Frontale réalité, soudain surgit plus près.
Outch!
Retour des pieds sur terre presque inévitable.
Mieux vaut fléchir que raidir.
Ne pas négliger de respirer l’instant.

42 chandelles!

ou autoportrait cubiste!

voilà c’était hier!!

j’ai soufflé que deux bougies car maintenant mieux vaut faire abstraction des dizaines!!


ô Mamie blues….

(ou « Ascendant, tout le monde descend »!)

Partie rejoindre mon Père, ma Grand-Mère est morte samedi …

Personnage très singulier, personne fondatrice dans ma construction, mon identité.

Née en 1922 en Kabylie, elle était très indépendante et libre.

Elle avait quitté sa famille à 18 ans pour rejoindre la France par bateau, ce qui à l’époque ne se faisait point.

Mon Grand-Père s’était fâché avec toute sa famille pour pouvoir l’épouser!!

J’adorais son franc parlé et toutes les histoires qu’elle nous racontait au milieu des parfums d’orient qui fumaient des gamelles….

Chez elle, seuls les enfants étaient autorisés à entrer dans la cuisine….et c’était un peu notre paradis des secrets.

Régulièrement nous partions avec elle sur la colline pour ramasser des escargots qu’elle cuisinait comme personne (et qui restent dans mon souvenir comme la plus belle crise de foie de ma vie, tellement j’en avais mangé…)

Je l’aime et mes pensées tendres l’accompagneront toujours.