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Et quand vient le soir…

 

Un vent glacial s’était levé depuis la veille un peu avant la tombée de la nuit.

Vent qui disperse, qui éparpille aux quatre points cardinaux.

La cloche de l’église retentit de l’intérieur, un frisson.

Fugace et abyssale, l’expérience pour n’être pas nouvelle,

ne manque jamais de surprendre, de suspendre le vol.

Silence plein.

Profondeur de l’éphémère.

Tressaillement de l’épiderme.

Les têtes tombent. L’automne est gourmand cette année.

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Est-ce temporalité relative?

.

Estampe : oralité relative.

soulagement : nom masculin. Diminution d’une charge, d’une douleur physique ou morale.

– les mots me manquent.

Abyssale réalité d’autrui;

– marquer un long silence.

Y a t-il quelque chose à ajouter à cela?

– se garder de parler.

Laisser les détails s’affronter en épaisseur;

– installer la distance intérieure.

Ne rien ajouter, sinon le temps.

– passer au filtre de soi le moment.

Les vents brossent au ras du sol,

– regarder pousser l’herbe au jardin.

Et dispersent tout au loin, au large.

désinvolture : nom féminin. Attitude, propos désinvoltes; répondre avec désinvolture.

Estampe : eau humeurs de saison.

.


mollusques

*

Les mots, luxe, de ma bouche ne sortent pas,

laissent juste la trace d’un filet de bave au coin des lèvres.

*


un an sans toi

Mon Père, ton absence abyssale.

Je te porte tendrement dans mon cœur de petite fille…..

Je t’aime


ou pas…

Il n’y a plus de mots dans la bouche mais des traces de café sur le palais.

Il n’y a plus de mots au bout du stylo mais les mains ne disent rien.

Il n’y a plus de mots comme il n’y a plus de voie,

Il n’y a plus de mots comme on n’entend plus une voix.

Il y a les images devant les yeux mais passent furtives ou projetées fixes.

Il y a les images au fond du cerveau mais des blancs coupent le plus beau.

Il y a les images comme il y a le souvenir,

Il y a les images comme on respire un rêve.

♦  Pas de dissolution, sinon d’une part de l’être.